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Après avoir fait le récit des seize premières années de sa vie dans « Il était une fois… le syndrome d’Asperger», mon petit garçon a grandi.


La « bulle » qui le protégeait, dans laquelle il s’était réfugié, s’est craquelée peu à peu, le laissant affronter sa nouvelle vie.

Très courageusement il a franchi tous les obstacles, les a contournés, fort de ce qu’il a appris de notre planète. Désormais il observe, il épie de sa fenêtre. Il s’imprègne timidement de notre mode de vie, mais retourne dans son monde, s’y réfugie dès qu’il se sent blessé, outragé.
Son monde : c’est sa force, son leitmotiv pour affronter le nôtre si beau mais si cruel envers ceux qui sont différents, ceux qui « sortent du moule ».

Nos enfants sont là pour dire : « Sil vous plaît, acceptez-nous tels que nous sommes ! »

Tant que la société ne fera aucun pas vers eux, il leur sera toujours compliqué et difficile de briser leur « bulle ». Elle est invisible, mais elle est leur protection.
Ce n’est pas tant d’avoir un enfant autiste Asperger qui est difficile, c’est le rejet, le mépris, l’indifférence, la souffrance, la culpabilité que l’on fait subir  aux parents.

Mon fils a les clefs de sa vie sans en avoir encore trouvé toutes les serrures.
Il était une fois… mon fils devenu grand.